TEMOIGNAGES / ADULTES



Stage en 2020
Je m’appelle Thierry, j’ai 47 ans. Ma vie a été un vrai désastre dans le domaine scolaire. Tout au long de ma scolarité, j’ai eu le droit à des réflexions telles que : « élève fainéant », « ne comprend rien à ce qu’on lui dit »...

C’est mon épouse qui a décelé ma dyslexie. J’ai alors suivi des séances d’orthophonie qui ne m’ont pas aidé dans ma vie professionnelle.

J’ai voulu passer un examen : j’ai échoué à 1 point : 18 / 20 à l’oral, 1/20 à l’écrit... (ce point pour présentation à l’examen...). Je me suis senti mal, très mal et je me suis dit que je ne pourrai jamais évoluer dans ma carrière professionnelle... jusqu’à ce que je rencontre Madame de Barmon. J’ai suivi le stage de la méthode Davis. Je n’avais pas imaginé quel impact, quels changements ce stage aurait dans ma vie.
En fait ça a totalement changé ma vie : j’ai repris confiance en moi, et je suis maintenant capable de maîtriser mes angoisses, mes stress, et mes colères. Je suis capable de prendre un crayon et d’écrire sans avoir la peur de la page blanche et surtout l’angoisse de ce que je vais écrire... Je suis maintenant capable de lire 3 lignes et de comprendre, ce que je ne savais pas faire avant.

Thierry Padé 47 ans. (Pas-de-Calais)

Je suis l’épouse de Thierry et je voulais apporter mon témoignage, comme une simple pierre à l’édifice, dans l’espoir que cela puisse aider d’autres personnes.

La formation de Thierry a eu un impact énorme sur sa vie, certes, mais également sur la mienne, sur notre vie familiale (nous avons des enfants).

Quand j’ai connu Thierry, il était « abîmé » par la vie, il avait eu un parcours très compliqué, très fracturé. Je ne parle même pas de son parcours scolaire, qui l’avait brisé et qui avait anéanti son estime de lui !

Je suis enseignante de formation et je dois reconnaître que je ne lui ai pas été d’une grande utilité, à part mettre un mot sur sa dyslexie (qui n’avait pas été décelée à l’école, il « était passé à travers les mailles du filet »).

Il avait 30 ans, je lui ai conseillé d’aller voir une orthophoniste. Les séances passant, sa lecture restait hésitante, laborieuse.

Maintenant, avec le recul, je me suis rendu compte que sa dyslexie était source de conflits entre lui et moi, entre les enfants et lui. Nous n’arrivions pas à nous comprendre, à le comprendre, à se comprendre, à comprendre ses explications et Thierry s’énervait.

L’orthophoniste l’a suivi un moment, puis a dit un jour que les séances étaient terminées, qu’« elle ne pouvait plus rien faire pour lui » (c’était terrible à entendre), qu’il ne serait jamais "guéri", il fallait simplement continuer à lire... Thierry (et moi) avons été désemparés de nous entendre dire ça...

Et puis nous avons eu (je peux le dire maintenant) la joie, la chance d’entendre parler de la Méthode Davis. Enfin un espoir, une nouvelle façon novatrice et surtout positive d’envisager la dyslexie.

Une semaine de stage seulement... mais qui angoissait Thierry car il se faisait l’idée qu’il repartait à l’école et ça le traumatisait... Johanna, sa facilitante, l’a vite mis en confiance, avec bienveillance, empathie et sans jugement. Elle trouvait les mots qu’il lui fallait et le stage s’est très bien passé, Thierry y allant chaque jour le cœur léger. Bien sûr, il y a eu un moment qui a fait remonter des choses du passé, difficiles, mais Johanna a su réorienter et calmer Thierry. Elle a su trouver les mots qui l’apaisaient et lui redonnaient confiance.

Je suis encore chaque jour émerveillée des progrès de Thierry. Aujourd’hui, sa lecture n’est plus ânonnante (pardon pour le terme), elle est plus fluide et je me surprends même à apprécier le fait de l’entendre lire et je le vois manipuler le dictionnaire : épatant, ça ne serait jamais arrivé avant ! Bien sûr, il fait encore des erreurs sur certains mots à l’écrit, mais cela n’a plus rien à voir avec « avant » car oui, il y a un « avant » et un « après » la méthode Davis !

Il y a les effets positifs sur la lecture et l’écriture, certes, mais aussi sur le comportement car Thierry est beaucoup moins sur les nerfs, il semble plus calme et apaisé. Il met en place « ses 3 outils » comme il dit, et la tension baisse, il est plus serein. Il s’énerve beaucoup moins, avec moi, avec les enfants. La formation a enfin surtout restauré la confiance en lui qu’il avait perdue depuis toujours.

Claire.


Stage en 2019
Le stage m'a permis de reprendre confiance en moi, de mieux me connaitre, me comprendre et grâce aux outils de la méthode Davis, de mieux agir.

Quand je me trouve en situation délicate, je pense à mes 3 outils et à leurs petits symboles (et même mon mari me le rappelle souvent) et cela m'aide à être plus présente avec mes proches.

Durant le stage, avec la pâte à modeler, j'ai réussi à dire l'alphabet à l'endroit / à l'envers parce que je maitrisais enfin toutes les lettres, chose impensable pour moi avant.

Autre changement : j'étais persuadée qu'il n'y avait aucune ponctuation dans les livres que je lisais à mes enfants ! Lors du stage, j'ai pu voir qu'il y en avait comme dans tout livre !

Lors d'un entretien professionnel, j'ai utilisé les outils Davis et cela m'a permis d'être moi et de dire des choses que je n'aurais jamais pu dire avant, et j'ai été comprise !

P. L. 37 ans. (Arras)


Stage en 2007
Lorsque notre 1er enfant dyslexique a fait le stage Davis, devant les résultats, mon épouse m'a demandé si je ne le ferai pas moi-même. Je lui ai répondu : « un jour peut-être ». Plus les années passaient, plus mon stress augmentait au travail, j'avais toujours peur d'être pris en défaut, de ne pas pouvoir utiliser une des nombreuses solutions de contournement que j'avais mises en place. De plus, je devais de plus en plus souvent prendre la parole, une torture.

J'ai fini par faire le stage 5 ans après mon fils. J'avais 45 ans... les deux premiers jours furent surprenants de découvertes, mais le troisième fut douloureux : j'étais perdu, je ne savais plus où j'étais puis toute la nuit, des mots sont sortis d'une bouteille et je les ai classés : d'un côté, tous ceux qui devenaient clairs pour moi du seul fait de l’orientation* de l'autre, ceux qui me posaient encore problème.

Lorsque j'écrivais, je faisais plusieurs fautes par mot, maintenant c'est quelques fautes par phrase, et surprise... le dictionnaire est devenu mon ami ! Tout n'est pas réglé pour moi, mais depuis, je suis beaucoup moins stressé et je sais comment je fonctionne, comment je peux appréhender les situations, et pour moi c'est énorme. Jusqu’à mes 45 ans, ma dyslexie a été un sujet tabou, maintenant j’en parle d’autant plus volontiers qu’à chaque fois, quelqu’un vient me dire qu’il est dyslexique ou qu’il connaît quelqu’un qui en souffre.

B. (Pas-de-Calais)




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